ProGRN Guidimakha

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Le Guidimakha se situe à l'extrême Sud de la Mauritanie. Il fait face au Mali et au Sénégal. C'est la plus petite des 13 régions de la Mauritanie (10 700 km2) après celle occupée par la capitale Nouakchott. Les 18 communes des 2 départements (moughataas) de Sélibaby et de Ould-Yengé regroupent plus de 300 localités qui totalisent près de 200.000 habitants, soit près du dixième du total national. La région se caractérise par une forte densité démographique par rapport à la moyenne nationale (14,4 hab/km2 contre 2,6 au niveau national).

L'exode migratoire est une des caractéristiques essentielles de l'économie locale en particulier en milieu Soninké : on estime à 60% le montant rapatrié annuellement par les travailleurs du Guidimakha résidant à l'extérieur. Les revenus de la migration se traduisent par une capacité d'investissement relativement importante : bétail, mosquée, maisons, barrages, prêts pour les coopératives, réhabilitation de certains équipements ou infrastructures.

La région reçoit cependant plus d'immigrants des régions limitrophes qu'elle n'envoie d'émigrants. La population est essentiellement composée  de trois communautés : la communauté arabe (Beidanes et Haratines), la communauté Peule et la communauté Soninké.

Le Guidimakha se caractérise par un enclavement important, consécutif à l'érosion hydrique que connaît la région en période d'hivernage. Cette dernière est en effet la plus arrosée du pays (environ 500 mm/an en moyenne).

Les pluies tombées alimentent l'écoulement saisonnier de nombreux cours d'eau (oueds, affluents du fleuve) qui provoque une érosion intense compte tenu du relief et de l'état de dégradation de la végétation. Les difficultés de communication tant avec les wilayas du pays qu'entre les différentes agglomérations de la wilaya constituent la plus grande entrave au développement de la région.

L’analyse de la pluviométrie dans la région et ses environs montre une évolution progressive de la moyenne annuelle entre 1980 et le début des années 2000, plutôt qu’un déficit soupçonné sans base empirique. Les températures dépassent parfois les 40°C en avril et mai, la moyenne se situant à 29,5°C. L’évapotranspiration est également élevée.

La pluviométrie que connaît le Guidimakha lui permet de se placer en tant que réservoir agro-sylvo-pastoral important pour l'économie du pays.

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