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"...
nous
sommes tous des musulmans. Très bien mélangés. C'est à dire que, si on prend
10 localités au hasard, c'est sûr qu'on y trouve tout. Le plus gros c'est
normalement un village des agriculteurs soninké avec bâtiments en dur payés
par quelques fils émigrés. Si tout le village est composé de toitures
d'ombrage sur quelques pilotis, il s'agit d'une agglomération maure. Assortis
de quelques hangars en banco, c'est pour des Maures blancs qui se diversifient
dans le commerce. Sans cela, il s'agit plutôt de leurs anciens captifs qui dépendent
en grande partie de la cueillette. Et puis, on tombera sur les cases rondes des
éleveurs peulhs ou les tentes des éleveurs maures qui s'amènent avec leurs
troupeaux tant que l'herbe pousse mieux ici qu'ailleurs. Donc, c'est la parfaite
cohabitation et ceci depuis fort longtemps. Mais c'est une mosaïque plutôt
qu'un vrai mélange.
Vous vous rendez compte que, dans toutes les réunions, il faut traduire
tout ce qui se dit en trois langues. ...
... Si on
ne se marie pas entre cousin et cousine ... au moins on
cherche à rester fidèle à ses origines : guerrier, marabout, libre, captif
ou, pire, forgeron. Et de ce point de vue, tous les groupes fonctionnent de la même
façon. La seule spécialité des Maures est qu'ils sont monogames. Et celle des
Soninkés, qu'ils mettent toutes leurs coépouses dans la même maison. Pour le
reste, chacun cherche à sécuriser ce qu'il a. . . ."
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Les différentes communautés
sont éparpillées à travers le Guidimagha. Les agriculteurs soninké se
regroupent plutôt dans des bourgs de taille considérable alors que les
pasteurs maure et peul préfèrent un habitat qui répond mieux à l'exigence de
mobilité des troupeaux. Tous suivent, évidemment, l'eau dont la disponibilité
est fonction de la topographie
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