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Impact

L'impact ultime recherché est l'atténuation de la dégradation. Au fil des années à venir, les statistiques ci-bas montreront à quel point l'objectif de sauvegarde du patrimoine naturel se réalise. Lesdites statistiques portent sur les relevés ICV (cf. données, structure et calculs) pour 64 points d'observation (soit environ 2500 pieds de végétation ligneuse) par espace-année. Pour détails méthodologiques voir Résumé, Outils-ICV et Archives

Évolution de l'indice du couvert végétal (ICV) dans les espaces "gérés" et témoin

Espace géré ou témoin

2004

2005

2006

2007

ICV

Évol.*)

ICV

Évol.*)

ICV

Évol.*)

ICV

Évol.*)

Moudji-Nord

107 ± 2,2

--

111 ± 2,4

3 ± 4,4

 

 

 

 

Moudji-Sud 

99 ± 2,3

--

97 ± 2,6

-3 ± 4,6

 

 

 

 

Ndoumoli

97 ± 1,1

--

99 ± 1,3

1 ± 3,5

 

 

 

 

Tektaké

94 ± 1,8

--

101 ± 2,1

6 ± 4,1

 

 

 

 

Aweïnatt

92 ± 1,4

--

93 ± 1,4

0 ± 3,6

 

 

 

 

Taghadé

91 ± 1,6

--

93 ± 1,7

1 ± 3,8

 

 

 

 

Tachott/HC

69 ± 2,6

--

66 ± 2,5

-4 ± 4,7

 

 

 

 

Melgué

98 ± 2,7

--

99 ± 3,1

0 ± 5,1

 

 

 

 

Sédelmé

92 ± 2,4

--

90 ± 2,6

-3 ± 4,6

 

 

 

 

Z. témoin

100 ± 2,1

101 ± 2,2

 

 

Évolution*)

0,11 ± 1,06

 

 

*) Évolution en points d'ICV : Écart entre "actuel" et "initial" diminué de celui constaté pour la zone témoin


Résumé de la méthode ICV

Le suivi écologique sert à l'analyse de l'impact de la composante 2 du ProGRN. En même temps, il permet au service forestier d'assumer sa fonction régalienne du contrôle des Associations-GLC (AGLC) en matière de gestion durable des ressources naturelles leur confiées. 

L'état écologique d'un espace est décrit en termes de la densité et de la composition du couvert végétal. Cette évaluation est basée sur 5 critères quantitatifs distincts : 

a) Couvert du sol par les projections verticales des couronnes d'arbre 

b) Idem pour ce qui est de la régénération arborée 

c) Idem pour ce qui est de la broussaille 

d) Diversité des essences forestières 

e) Couvert du sol par la végétation non-ligneuse 

Le total pondéré de ces critères résulte en un indice quantitatif, à savoir l'Indice du Couvert Végétal (ICV). Pour une zone témoin en année de base, l'ICV est de 100 points. La pondération des 5 éléments de l'ICV est ajustée de façon à assurer que les valeurs de presque tous les ICV (95 p.100) trouvés à travers l'espace se situent entre 40 et 160 points. 

Sur le terrain, le couvert ligneux (critères a, b et c) est relevé à l'aide du dendromètre. Son principe repose sur la prise d'une photo panoramique de la végétation arborée et arbustive dont l'importance ressort d'une planimétrie de la photo virtuelle. Le relevé du critère d) consiste à dénombrer les essences forestières. Le couvert non-ligneux (e) est relevé en termes de la proportion de sol stérile parcouru sur une trajectoire déterminée. 

Les relevés annuels portent sur un total de 64 points d'observation par AGLC. L'échantillon de 64 points est stratifié sur 4 zones écologiques : Dégradé, Savane, Montagne et Galerie. Les points d'observation ne changent pas d'une année à l'autre. Leur localisation n'est pas marquée sur le terrain et doit être retrouvée à l'aide d'un appareil GPS. L'inconvénient connu d'un tel dispositif de "parcelles fixes" est compensé par l'absence de variation spatiale entre années successives. Le suivi de l'évolution de l'ICV dans le temps et dans l'espace est donc statistiquement plus fiable. 

Le temps requis d'une semaine environ pour le relevé des 64 points d'observation d'une zone donnée est imputable pour sa plus grande partie aux déplacements (et non pas aux relevés proprement dits). Le facteur de coût déterminant est celui du transport. Néanmoins la méthode est plus économique et fiable qu'une interprétation d'images de satellite.

La méthodologie est conçue de façon à la rendre indépendante de l'emploi d'ordinateur pour l'enregistrement et le traitement des données. Sur le terrain, les données sont saisies dans une fiche de relevé qui accueille également les résultats de calculs obtenus par la suite à l'aide d'une calculatrice de poche. 

Le choix de l'ICV comme indicateur ultime d'impact repose sur l'argument que la conservation du couvert végétal est l'aboutissement de préalables dont l'engagement des acteurs impliqués ; des effets primaires jugés positifs par les concernés ; des effets secondaires (tels qu'une augmentation éventuelle du nombre de conflits) jugés tolérables etc.

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