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Résumé
de la méthode ICV
Le
suivi écologique sert à l'analyse de l'impact de la composante 2 du
ProGRN. En même temps, il permet au service forestier d'assumer sa
fonction régalienne du contrôle des Associations-GLC (AGLC) en matière
de gestion durable des ressources naturelles leur confiées.
L'état
écologique d'un espace est décrit en termes de la densité et de la
composition du couvert végétal. Cette évaluation est basée sur 5
critères quantitatifs distincts :
a)
Couvert du sol par les projections verticales des couronnes d'arbre
b)
Idem pour ce qui est de la régénération arborée
c)
Idem pour ce qui est de la broussaille
d)
Diversité des essences forestières
e)
Couvert du sol par la végétation non-ligneuse
Le
total pondéré de ces critères résulte en un indice quantitatif, à
savoir l'Indice du Couvert Végétal (ICV). Pour une zone témoin en
année de base, l'ICV est de 100 points. La pondération des 5 éléments
de l'ICV est ajustée de façon à assurer que les valeurs de presque tous
les ICV (95 p.100) trouvés à travers l'espace se situent entre 40 et 160
points.
Sur
le terrain, le couvert ligneux (critères a, b et c) est relevé à l'aide
du dendromètre. Son principe repose sur la prise d'une photo panoramique de la végétation arborée et
arbustive dont l'importance ressort d'une planimétrie de la photo
virtuelle. Le relevé du critère d)
consiste à dénombrer les essences forestières. Le couvert non-ligneux
(e) est relevé en termes de la proportion de sol stérile parcouru sur
une trajectoire déterminée.
Les
relevés annuels portent sur un total de 64 points d'observation par AGLC.
L'échantillon de 64 points est stratifié sur 4 zones écologiques : Dégradé,
Savane, Montagne et Galerie. Les points d'observation
ne changent pas d'une année à l'autre. Leur localisation n'est pas
marquée sur le terrain et doit être retrouvée à l'aide d'un appareil
GPS. L'inconvénient connu d'un tel dispositif de "parcelles
fixes" est compensé par l'absence de variation spatiale entre
années successives. Le suivi de l'évolution de l'ICV dans le temps et
dans l'espace est donc statistiquement plus fiable.
Le
temps requis d'une semaine environ pour le relevé des 64 points
d'observation d'une zone donnée est imputable pour sa plus grande partie
aux déplacements (et non pas aux relevés proprement dits). Le facteur de
coût déterminant est celui du transport. Néanmoins la méthode est plus
économique et fiable qu'une interprétation d'images de satellite.
La méthodologie est conçue de façon à la rendre
indépendante de l'emploi d'ordinateur pour l'enregistrement et le
traitement des données. Sur le terrain, les données sont saisies dans
une fiche de relevé qui accueille également les résultats de calculs
obtenus par la suite à l'aide d'une calculatrice de poche.
Le
choix de l'ICV comme indicateur ultime d'impact repose sur l'argument que
la conservation du couvert végétal est l'aboutissement de préalables
dont l'engagement des acteurs impliqués ; des effets primaires jugés
positifs par les concernés ; des effets secondaires (tels qu'une
augmentation éventuelle du nombre de conflits) jugés tolérables etc. |