Le
couvert
végétal (herbacé et ligneux) de la brousse fait l'objet de
cueillette au sens large : eau, fourrage, feuillages, fruits, bois, gibier etc.
Il constitue une richesse autant que les champs de
culture. Son état est déterminant pour la base productive
agro-sylvo-pastorale car, en plus des produits qu'il fournit, il protège les sols,
favorise l'alimentation de la nappe phréatique et attire la faune.
Au
Guidimagha comme dans le Hodh el Gharbi, la dégradation de la brousse et de son couvert végétal est due à des phénomènes
ubiquitaires connus (a), spécifiques aux régions (b et c) ou au pays (d) :
(a)
Le
dédoublement des populations tous les 25 ans avec une croissance
encore plus marquée des troupeaux de bétail
(b)
Le
cul-de-sac que le Guidimagha constitue pour les axes de transhumance des
troupeaux de bétail
(c)
L'attrait des zones humides du Hodh-el-Gharbi pour les
bergers, cultivateurs et cueilleurs qui en dépendent
La
pluviométrie allait en augmentant (données Agrhymet)
La
dégradation du couvert ligneux s'est poursuivie : Les terrains dégradés
se sont accrus presque de moitié aux dépens des strates plus fournies en
ligneux telles que galeries ou savanes