Chaque
AGLC est responsable d'un terroir inter-villageois
constitué de 5 à
31
villages et rassemblant entre 2000 et 11000
personnes.
Sa
superficie est comprise entre
105
et 810
km2 (440
km2 en moyenne), avec des limites matérialisées sur
le terrain par des repères naturels facilement identifiables.
Les
premières AGLC
ont vu le jour
début 2006.
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Mise en place d'un
Réseau
de Surveillance effectif |
Tout
comme au Guidimakha, un système de surveillance effectif a été
mis en place au sein de chaque Association mettant en oeuvre une
convention locale.
Le réseau de surveillance est composé de personnes volontaires convaincus du
bien-fondé de cette action et pourvus d'une bonne connaissance du terrain de part leur activité
habituelle (conduite du cheptel,
cueillette,...). Reconnue par le Service Technique Chargé de
l'Environnement (attribution de badge et de note de service à chaque
surveillant), cette activité doit, si elle veut être efficace, recevoir
le soutien de tous les acteurs impliqués dans cette gestion
décentralisée des ressources naturelles (communes, services de l'Etat,
Autorité Administrative).
Les
surveillants circulent sur l’espace GLC suivant la stratégie élaborée
par chaque AGLC. Ils renseignent,
informent et sensibilisent tous les usagers (résidents et
non-résidents) sur leurs droits et leurs devoirs dans l’espace GLC. Ils orientent l'usager
pour ses prélèvements (technique, zone de prélèvement) en
fonction de l'état et de la disponibilité des ressources, contrôlent
les tickets autorisant les prélèvements et signalent à l'AGLC
toute
infraction au règlement de la Convention Locale.
La
pérennisation de ce réseau se base sur un système de motivation financière
reposant sur l'attribution aux surveillants d'un pourcentage
des montants qu'ils perçoivent auprès des usagers.
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Élaboration
de Régimes Particuliers |
La
Convention Locale donne la possibilité d'élaborer des régimes particuliers, règles spécifiques de gestion
élaborées par les usagers relatives à un espace ou une espèce
présentant un potentiel écologique et/ou économique particulier ou dont
l'état s'avère préoccupant (dégradation du biotope, populations en
voie de disparition). Les objectifs pour la mise en oeuvre de ces zones
spéciales de gestion sont la préservation
et la restauration des ressources alliées à leur exploitation durable.
Ce
concept encourage une gestion de proximité de l’espace au niveau
villageois et inter-villageois. Avec cette possibilité de déléguer la responsabilité de
gestion au plus bas niveau, les usagers participent activement à la
gestion de leurs ressources.
Validés en Assemblée Générale,
les régimes particuliers doivent être visés par les communes
concernées.
Au
Hodh el Gharbi,
les
régimes particuliers élaborés concernent la gestion des
ressources des zones humides. Plus spécifiquement, ces régimes
mettent en place un zonage précisant les différentes vocations
des espaces autour des zones humides. Les principales vocations
sont l'accès à l'abreuvement, l'agriculture de décrue, le
maraîchage et la préservation de la biodiversité
(essentiellement reptiles et avifaune). 
Quelques mesures prises
pour ces zones sous régime particulier
-
Des régulations de l'accès
notamment pour les troupeaux qui doivent venir s'abreuver
uniquement dans les zones prévues à cet effet pendant les
périodes de culture.
-
Des restrictions concernant la coupe, l'ébranchage, le
ramassage de paille ou de bois mort pour favoriser la
régénération naturelle.
-
Des interdictions
pour l'agriculture, particulièrement dans les zones d'accès du
bétail et les zones de préservation de la faune sauvages.
Actuellement,
trois zones humides sont gérées directement par des régimes
particuliers. 3 autres attendent leur validation au cours d'une
prochaine assemblée générale. A la fin de l'année 2010, ce
sont douze zones humides importantes pour la praticabilité des
axes de transhumance du Hodh qui seront concernées par ce type de
réglementation. Il faut noter qu'un Plan
d'Aménagement Simplifié a été mis en place dans l'espace de
Kour, dont l'application doit débuter en 2010.
 | Réalisation
de Pare-feu |
L'ouverture
de pare-feux contribue à la préservation des
ressources sylvo-pastorales. Elle est donc
primordiale dans
les zones à fort potentiel fourrager.
Cette mesure est réalisée suivant une
technique manuelle (râteaux et racloirs fabriqués localement) dont le prix de revient au kilomètre linéaire
est inférieur à celui d'une ouverture par des moyens mécaniques. Cette
technique manuelle permet une valorisation et une rémunération des ressources humaines
locales
ainsi qu'une responsabilisation des usagers.
7
AGLC ont réalisé un Schéma Pare-Feu (SPF) qui a permis de
compléter le réseau réalisé dans le cadre de la programmation
étatique annuelle. Cet outil de planification et de coordination permet
à chaque AGLC de limiter au maximum la propagation des feux au
sein de leur espace. Dotées de ce document, les AGLC peuvent rechercher
des financements auprès de bailleurs potentiels et demander à
devenir maîtres d'oeuvre à la place des sociétés commerciales
actuellement recrutées pour la réalisation des tronçons financés par
l'Etat.
L
ors
de la campagne 2009-2010, ce sont 275
km de pare-feu qui ont
été réalisés dans le Hodh el Gharbi par la méthode manuelle.
 | Mesure
de l'Indice de Couvert Végétal (ICV) |
Le
mandat de gestion que détient l’AGLC ne peut être conservé que si les
actions menées au sein de l’espace s’avèrent efficaces et
témoignent d’une amélioration de l’état écologique des milieux. Le
contrôle de cette efficacité est assurée
tous
les deux ans (à la différence du Guidimakha, mesuré chaque année)
par la mesure de
l’ICV, permettant d’apprécier l’évolution de la couverture
végétale. Cet outil de suivi mis en place par le ProGRN est utilisé
conjointement avec le Service Technique Chargé de l'Environnement formé
à cette tâche par un cadre du Programme.