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ProGRN Hodh el Gharbi |
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La Région |
La wilaya du Hodh el Gharbi couvre près de 53 400 km2 au Sud-Est de la Mauritanie. Elle est traversée d’Est en Ouest par la « route de l’Espoir » et reliée à Nioro du Sahel au Mali par une route goudronnée. Le découpage administratif de la région, s’appuyant sur 27 communes, distingue quatre moughaatas : Tamchekett et Aïoun couvrent la moitié Nord, tandis que Tintane et Koubeny se partagent le Sud de la région.
La majeure partie de la population appartient à la communauté maure. Les groupes sociaux en présence au sein du Hodh el Gharbi sont très territorialisés. Chaque tribu reconnue comme autochtone disposerait ainsi d’un espace au sein duquel son emprise foncière est reconnue. La société du Hodh el Gharbi forme ainsi une mosaïque de groupes sociaux fortement attachés à l’appartenance tribale et à la pratique du pastoralisme : transhumants, nomades, mais également groupes sédentaires récents ou plus anciens tels que les adwaba souvent attachés ou dépendants des groupes dominants et spécialisés dans l’agriculture.
La Wilaya est caractérisée par l’absence de toute influence océanique. Les températures y sont élevées, du fait d’une forte insolation. La constance des alizés continentaux boréaux chauds et secs induit une forte évaporation d'où un dessèchement des sols ainsi qu'un flétrissement rapide de la végétation. La moyenne des températures peut atteindre 36°C durant les mois les plus chauds (mai et juin), et descendre jusqu’à 15°C en janvier. La Wilaya reste l’une des Wilayas les plus arrosées du pays avec une variabilité très prononcée entre le nord désertique (pluviométrie inférieure à 200 mm) et les zones méridionales (près de 450 mm). Comme les autres régions sahéliennes, le Hodh a connu au siècle dernier plusieurs périodes de sécheresse marquées (1910/1916, 1970/1974, 1976/1993). Ces sécheresses ont été interrompues par une période d'excédents pluviométriques de 1950 à 1967, puis par deux années pluvieuses (1994 et 1999). L’analyse des relevés pluviométriques des vingt dernières années montre une tendance générale à l'augmentation des précipitations annuelles plutôt qu’un déficit souvent accusé à tord dans l’état de dégradation continu des ressources naturelles.
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Il est possible d'établir un zonage de la région en quatre zones agro-écologiques.. La zone pastorale de l’Aouker couvre le tiers Nord de la Wilaya. Elle est constituée par les débordements sableux du grand Erg Aouker qui structure le paysage en vastes espaces dunaires difficiles d’accès. La pluviométrie de cette zone est inférieure à 200 mm. Cependant, les sables de l'Aouker renferment un des aquifères les plus importants de la région, avec des nombreux puits. Ces conditions agro-écologiques font de cette zone un territoire de prédilection pour les communautés vivant de l'économie pastorale. La zone agropastorale des plateaux de l’Affolé occupe le centre-Ouest de la Wilaya. Avec ses plateaux d’El Aguer et de Freïdi, ce massif joue un rôle important d’impluvium au profit du réseau hydrographique local. La pluviométrie intermédiaire ne trouve pas de sols favorables à l'agriculture et l'accumulation d'eau se limite à ses eaux superficielles retenues grâce au relief accidenté. Ce milieu naturel est relativement hostile à la plupart des activités humaines permanentes. Toutefois, quelques villages s'installent au bord de barrages ou d'oueds et développent une agriculture quasi oasienne. La zone sylvo-pastorale intermédiaire du centre. Cet ensemble, appelé machla, est structuré par des plaines sablonneuses et des cuvettes inondables. La pluviométrie de la partie centrale varie de 200 à 250 mm, ce qui rend l’agriculture pluviale impossible. Mais grâce aux sols humides des dépressions, une forme d’agriculture de décrue est possible moyennant l’aménagement de diguettes pour contenir l’eau. Ces aménagements récents permettent ainsi le développement de systèmes agropastoraux particuliers généralement sédentaires. L’hydrogéologie de cette zone n’offre qu’un accès très limité à l’eau profonde, d’où l’importance des zones humides où s’accumulent les eaux de surface. La zone agro-sylvo-pastorale du Sud. Cette bande Sud est plus arrosée par les pluies ce qui rend possible l’agriculture pluviale. Cette relative hospitalité du milieu fait de cette zone, la zone la plus densément peuplée de la wilaya. Même si elle porte l’appellation de zone d’agriculture pluviale, les activités pastorales y sont particulièrement importantes (systèmes d’élevage local, nomade et transhumant). La forte présence de zones humides est aussi à l’origine d’une végétation arborée plus importante que dans les zones plus au Nord. |
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