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ProGRN Guidimakha |
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Les Associations |
Chaque AGLC est responsable d'un terroir inter-villageois constitué de 5 à 15 villages et rassemblant entre 2000 et 12000 personnes. Sa superficie est comprise entre 77 et 393 km2 (222 km2 en moyenne), avec des limites matérialisées sur le terrain par des repères naturels facilement identifiables. Les premières AGLC ont vu le jour fin 2004.
Les Organes de l'Association
Le Conseil des Sages est un organe consultatif, constitué de représentants choisis au sein du groupe de notables (jemaa) de chaque village de l'espace GLC. Ce Conseil participe aux assemblées générales et aux médiations en cas de conflits intervenus dans l'espace.
L'AGLC se dote d’un organe exécutif appelé Bureau. Ce dernier est porteur du mandat de gestion et des principes de l’AGLC. Les responsables occupant les différents postes du bureau (Président, Trésorier, Secrétaire, représentant des transhumants…) présentent des qualités et des compétences leur permettant d'assurer les tâches de leur fonction. Ces derniers veillent à une gestion transparente, au respect du règlement intérieur et à l’intérêt général des usagers, par exemple en ce qui concerne le représentant des transhumants nommés par ceux-ci pour représenter leurs intérêts. Le bureau a par ailleurs un rôle de représentation de l'AGLC devant les autorités administratives, le Service Environnement, les communes et autres acteurs du développement intervenant dans le domaine de la gestion des ressources naturelles.
Les Dispositifs
L'AGLC a opté pour la mise en place d’un système d’animation de proximité au plus près des usagers. En effet, les informations et les décisions issues des assemblées générales ont besoin d’être diffusées et expliquées. Ainsi, pour chaque association, un ou des animateurs locaux répondant à des critères de sélection sont recrutés par le bureau exécutif pour assurer la communication entre celui-ci et les usagers. Le financement de ce système d’animation est assuré en partie de manière dégressive par le ProGRN (75% en 2006 à 50% en août 2007) et doit à long terme être supporté par l’association.
Le fonctionnement interne est assuré par le recouvrement des adhésions, des cotisations, des tickets de prélèvement et des amendes distribuées. Cette mobilisation transparente des ressources budgétaires de l’AGLC assure la viabilité financière de l'Association et permet un bon fonctionnement de la structure. L’investissement nécessaire à la réalisation d'actions de préservation et de réhabilitation des ressources (ex : pare-feux) provient de la mobilisation de fonds externes, pour lesquels l'AGLC fait des requêtes auprès d'organisations susceptibles telles les communes ou le Commissariat aux Droits de l'Homme, à Lutte contre la Pauvreté et à l'Insertion.
L’AGLC est considérée comme un acteur clé en matière de gestion des ressources naturelles. Ses compétences et ses capacités d’action sont clairement perçues par l'Administration, les communes et le Service Environnement. Cette reconnaissance a pour but de faire respecter le principe de subsidiarité ainsi que les engagements effectifs conclus entre les co-signataires de la Convention Locale. L'inscription des actions annuelles programmées par l'AGLC dans le Plan d’Actions Prioritaires (PAP) des communes, témoigne d'un ancrage communal de l’association et clarifie son mandat en matière de gestion des ressources naturelles. |