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ProGRN Guidimakha |
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Les Ressources |
Le Guidimakha et la vallée du fleuve Sénégal étaient peuplés par une riche faune de grande taille aujourd'hui disparue (éléphants, ongulés, prédateurs), victime de la chasse intensive, de la compétition avec l'agriculture, de la disparition de leur habitat et des périodes de grande sècheresse. Le Guidimakha dispose de formations forestières très variées du type soudanais au type sahélien. Ces espèces traduisent une richesse floristique de la wilaya du Guidimakha, devenu refuge d'un patrimoine menacé par l'exploitation abusive et incontrôlée par l'homme. La région est en effet divisée en deux grandes zones écologiques dont les conditions abiotiques vont définir les vocations :
Le domaine sahélien est caractérisé par une végétation arbustive et arborée dominée par des épineux (Acacias), en association avec d'autres espèces. Une partie du domaine inondable dispose encore de forêts galeries de type palmeraies de doum, rônier et gonakier. Ces essences sont à la base de nombreuses activités sylvo-pastorales et contribuent au revenu des différents usagers. Ils encouragent notamment le développement des activités de cueillette telles que la récolte de la gomme arabique, la transformation du bois en charbon, l'exploitation des fibres, nervures de palmier, fruits et/ou feuilles de baobab, de doum, de jujubier, etc. Malgré la timide évolution progressive des précipitations au cours des années 80 et 90, l’analyse des photos aériennes réalisée par le projet précurseur du ProGRN a montré une forte diminution du couvert végétal au Guidimakha qui favorise l'érosion des sols et compromet la sécurité alimentaire et le développement économique de la région. Les conditions climatiques permettent au Guidimakha d'être la région agricole par excellence. L’agriculture combine des systèmes pluviaux à des systèmes de décrue (riziculture notamment) dans les dépressions et les terrains inondables (vallée du fleuve Sénégal essentiellement). Néanmoins, les cultures sous pluies (Dieri) ont connu une diminution progressive en raison des effets conjugués de la dégradation des sols, du passage rapide des eaux, de la compétition avec l’élevage et des faibles rendements. L’élevage constitue également une activité importante pour cette région qui possède un fort potentiel fourrager. Ce potentiel subit une forte pression, notamment en cas de fort déficit pluviométrique, de la part du bétail non-résidant venant des régions voisines du Nord et s'installant dans cette zone de repli. Une très vague estimation démontre que l'élevage contribue le plus au produit intérieur du Guidimakha, service/commerce et migration se plaçant en deuxième position, laissant la troisième place aux produits forestiers et à l'agriculture. |
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