ProGRN Composante 2

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L'application conséquente du modèle de gestion du ProGRN devra se traduire à moyen terme par un impact en termes de pérennité des ressources naturelles. Ce modèle apporte ainsi une contribution importante aux objectifs du millénaire. 

Depuis 2005, la composante 2 est parvenu aux résultats suivants :

La couverture par des espaces GLC de 60% du territoire du Guidimakha et des points d'abreuvement principaux de  deux des trois axes de transhumance du Hodh el Gharbi.

24 AGLC ont mis en place un système de surveillance et en couvre les frais avec leurs recettes propres.

30 AGLC ont identifié et réalisé par une méthode à haute intensité de main d'oeuvre les pare-feu nécessaires à la protection des ressources fourragères, en complèment de ceux ouverts mécaniquement (engins lourds) par l'Etat.

Les producteurs de 3 filières de produits forestiers non-ligneux (gomme, fruit du baobab, fruit du balanites) ont conclu des contrats de commercialisation avec un commerçant pour une exploitation durable de ces produits.

Les données de suivi ICV des 12 plus anciens espaces GLC ont démontré que, par rapport aux zones non gérées par les AGLC la couverture végétale s'est améliorée pour 8 d'entre eux et est restée stable pour l'un. Les trois autres espaces ont enregistré une dégradation globale mais des résultats positifs sont tout de m et s'est dégradée pour trois autres.

D'autres acquis peuvent être constatés :

Un Encouragement à la Cohésion Sociale

Le processus de constitution des AGLC et d'élaboration de la Convention Locale basé sur le consensus et la participation des différentes composantes de la population a permis une relance des échanges et des concertations, permettant ainsi la résolution d'anciens conflits.

Aujourd'hui, les différentes communautés présentes sur le territoire se rencontrent pour organiser la gestion d'un bien commun, les ressources naturelles de la brousse. En formant une base sociale collective, l'AGLC rend fonctionnel et pérenne le modèle de gestion des ressources partagées.

Une Articulation Institutionnelle

L'Etat s'investit dans ce transfert de responsabilités de la gestion des ressources naturelles. Le Service Technique Chargé de l'Environnement a marqué son engagement en rompant avec le fonctionnement et les pratiques du passé. Il sapporte un appui-conseil aux usagers. Ce soutien s'exprime par un accompagnement des associations de leur création à la mise en oeuvre de leur Convention, notamment en ce qui concerne le suivi écologique, les techniques de gestion (plantations, Plan d'Aménagement) et la mise en oeuvre de la surveillance.

L'Administration est un acteur principal dans le transfert des droits de gestion de l'Etat au profit des communes et s'implique dans la reconnaissance des Conventions Locales, d'où une institutionnalisation des échanges entres les différents acteurs et signataires des Conventions. Par ailleurs, des tournées d’information sont assurées par les préfets (Hakem), le Service Technique et le bureau de l’AGLC.

Une intégration au sein de la commune 

La commune et les AGLC sont deux instances oeuvrant conjointement dans un intérêt public local transféré par l'Etat. A l'origine uniquement impliquées dans la délimitation de l'espace GLC, les communes sont les acteurs clés du transfert des compétences de l'Etat en matière de gestion des ressources naturelles au niveau local. A l'initiative de la demande de transfert auprès des autorités administratives, elles sont aussi celles qui délèguent ce mandat aux AGLC. Cette délégation exige de leur part l'exercice d'un contrôle de la bonne mise en oeuvre de la Convention Locale et de la gestion transparente des fonds des AGLC. D'autre part, les AGLC sont redevables aux communes de 5% des recettes issues de l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire.

Conseillées par les AGLC de leur territoire, des communes ayant réalisé leur Plan de Développement Communal dernièrement y ont inséré un volet environnemental conséquent incluant des actions de GRN planifiées par ces AGLC. 

L'ancrage des AGLC au niveau communal est aussi favorisé avec l'élection de certains membres AGLC (actifs ou non) devenus conseillers municipaux voire maire lors des dernières élections municipales.

Une Acceptation du Nouveau Principe de Contribution

L'introduction du principe du droit d'accès payant aux ressources pour les prélèvements dépassant les besoins domestiques représente un grand changement dans ce contexte de ressources partagées en accès libre. Le recouvrement des tickets de prélèvement est en augmentation constante depuis 2006. Ce principe de contribution est accepté par les sédentaires et les non-résients.
Le contrôle social entre usagers devient de plus en plus effectif : les usagers constatant des infractions aux conventions locales n'hésitent pas à saisir les responsables villageois ou les Bureaux Exécutifs des AGLC pour mettre fin à ces pratiques.

Les perspectives que nous visons :

La composante doit désormais renforcer les capacités des AGLC existantes. Ces associations sont désormais soumises à l'épreuve de la gestion au quotidien et doivent à présent consolider les trois piliers garants de leur viabilité et de leur pérennité pour pouvoir prétendre à une autonomie complète

 

Pour asseoir leur viabilité sociale et institutionnelle les AGLC doivent maintenant consolider leur rôle dans la gestion des ressources naturelles auprès des autres acteurs et confirmer leur utilité publique auprès des usagers avec la multiplication et la diversification d'actions valorisant les ressources.

 

Pour être efficace d'un point de vue écologique, le système de surveillance déployé par les AGLC doit aboutir à une régulation de l'accès et de l'exploitation des ressources naturelles en fonction de leur disponibilité. Des outils  d'estimation de ces ressources adaptés au contexte local doivent être élaborés, testés et mis en oeuvre par les AGLC.

 

D'un point de vue économique, les AGLC doivent faire face à deux défis principaux : (i) accroître leur potentiel économique en renforçant le recouvrement de leurs frais de gestion (adhésions/cotisations, droit de prélèvement...) et le développement d'initiatives économiques et commerciales reposant sur l'exploitation durable des ressources naturelles, (ii) pérenniser la mise en oeuvre les principes et les outils garants de la transparence de leur gestion financière.

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