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ProGRN Composante 2 |
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L'application conséquente du modèle de gestion du ProGRN devra se traduire à moyen terme par un impact en termes de pérennité des ressources naturelles. Ce modèle apporte ainsi une contribution importante aux objectifs du millénaire. |
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Depuis 2005, la composante 2 est parvenu aux résultats suivants :
D'autres acquis peuvent être constatés :
Le processus de constitution des AGLC et d'élaboration de la Convention Locale basé sur le consensus et la participation des différentes composantes de la population a permis une relance des échanges et des concertations, permettant ainsi la résolution d'anciens conflits. Aujourd'hui, les différentes communautés présentes sur le territoire se rencontrent pour organiser la gestion d'un bien commun, les ressources naturelles de la brousse. En formant une base sociale collective, l'AGLC rend fonctionnel et pérenne le modèle de gestion des ressources partagées.
L'Etat s'investit dans ce transfert de responsabilités de la gestion des ressources naturelles. Le Service Technique Chargé de l'Environnement a marqué son engagement en rompant avec le fonctionnement et les pratiques du passé. Il sapporte un appui-conseil aux usagers. Ce soutien s'exprime par un accompagnement des associations de leur création à la mise en oeuvre de leur Convention, notamment en ce qui concerne le suivi écologique, les techniques de gestion (plantations, Plan d'Aménagement) et la mise en oeuvre de la surveillance. L'Administration est un acteur principal dans le transfert des droits de gestion de l'Etat au profit des communes et s'implique dans la reconnaissance des Conventions Locales, d'où une institutionnalisation des échanges entres les différents acteurs et signataires des Conventions. Par ailleurs, des tournées d’information sont assurées par les préfets (Hakem), le Service Technique et le bureau de l’AGLC.
La
commune et les AGLC sont deux instances oeuvrant conjointement dans un intérêt
public local transféré par l'Etat.
A l'origine uniquement impliquées dans la délimitation de l'espace
GLC, les communes sont les acteurs clés du transfert des compétences de
l'Etat en matière de gestion des ressources naturelles au niveau local. A
l'initiative de la demande de transfert auprès des autorités administratives, elles
sont aussi celles qui délèguent ce mandat aux AGLC. Cette délégation
exige de leur part l'exercice d'un contrôle de la bonne mise en oeuvre de
la Convention Locale et de la gestion transparente des fonds des AGLC. D'autre
part, les AGLC sont redevables aux communes de 5% des recettes
issues de l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire. L'ancrage des AGLC au niveau communal est aussi favorisé avec l'élection de certains membres AGLC (actifs ou non) devenus conseillers municipaux voire maire lors des dernières élections municipales.
L'introduction
du principe du droit
d'accès payant aux ressources pour les prélèvements dépassant les
besoins domestiques représente un grand changement dans ce
contexte de ressources partagées en accès libre. Le recouvrement des
tickets de prélèvement est en augmentation constante depuis 2006.
Ce principe de contribution est accepté par les sédentaires et les non-résients. Les perspectives que nous visons : La composante doit désormais renforcer les capacités des AGLC existantes. Ces associations sont désormais soumises à l'épreuve de la gestion au quotidien et doivent à présent consolider les trois piliers garants de leur viabilité et de leur pérennité pour pouvoir prétendre à une autonomie complète.
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