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L’environnement législatif et réglementaire de la République
Islamique de Mauritanie en matière d’environnement et de gestion des
ressources naturelles a été révisé ces dernières années. Le pays
dispose désormais d'un cadre juridique pour la gestion décentralisée
des ressources naturelles fixé par le Code pastoral et le Code forestier,
respectivement adoptés en
2000 et 2007.
Le
modèle de transfert de la gestion des ressources partagées mis en place
par le ProGRN est conforme à l’esprit des conventions environnementales
internationales ratifiées par le pays (Convention sur la Biodiversité,
Convention de Ramsar relatives aux zones humides, Convention de la lutte
contre la Désertification, Convention de la lutte contre la Pauvreté) et
participe à leur mise en oeuvre.
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Code pastoral,
art. 17
"Les espaces pastoraux
sont déterminés chaque fois que c’est nécessaire par arrêté
des autorités départementales et après avis du Délégué
régional du développement rural et de l’environnement, des
maires concernés et en concertation avec les entités
représentatives des éleveurs et celles représentatives des
agriculteurs."
Extrait
du décret d'application du
Code Pastoral
Article 17 : " Les
conventions locales font
foi entre utilisateurs directs devant les institutions municipales et
administratives"
Article 18 : "
L'administration doit favoriser l'émergence de conventions locales et
d'arrangements au moyen de concertation avec les groupes concernés".
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Les
expériences de terrain de la composante 2 ont permis d'alimenter
les discussions au niveau central pour la réforme du Code
Forestier. La Composante 1 du ProGRN a participé très activement
à ces discussions afin de mettre en place ce cadre juridique
favorable à la gestion décentralisée des ressources
naturelles. |
Code forestier,
art. 11
"Les
droits d'exploitation des forêts et terres à vocation forestière
du domaine national appartiennent à l'Etat. En dehors des zones du
domaine forestier classé de l'Etat, l'exercice de ces droits
peut être transféré pour une durée déterminée aux collectivités
locales qui peuvent déléguer,
sur la base d'une convention locale, la gestion à des particuliers
notamment les associations
de gestion des ressources naturelles qui, en conséquence, disposent
de tout ou partie des revenus issus de l'exercice de ces droits. Les
modalités et les conditions seront précisées par décret."
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A
travers ce cadre juridique, le ProGRN accompagne les usagers dans la mise en œuvre
du modèle de gestion durable. Une fois validée par l'Administration, le caractère
légal de la Convention locale est affirmé. Un atelier conviant les
acteurs de la gestion des ressources naturelles à tous les niveaux de
responsabilité s'est tenu en novembre 2009 a Aioun et a abouti à un
document de recommandations. Ce document précise les responsabilités de
chaque partie concernant la mise
en oeuvre du système de surveillance dans les AGLC.

La démarche GLC contribue à la politique nationale en matière
d'environnement (Plan d'Action National pour l'Environnement, PANE
2007-2011 ; Plan d'Action National de Lutte Contre la Désertification,
PANLCD) ainsi qu'à la stratégie posée par le Cadre Stratégique de
Lutte contre la Pauvreté (CSLP).
Les
principes suivis par le ProGRN sont en adéquation avec ceux des
Conventions Internationales ratifiées par le gouvernement mauritanien
(Convention sur la Biodiversité, Convention sur la Lutte contre la
Désertification,...). Les conventions locales respectent les principes du
Développement Durable et apportent une contribution importante aux objectifs du millénaire
(OMD) notamment en ce qui concerne les objectifs 1 et 7 visant
respectivement à "réduire la pauvreté" et à "assurer un
environnement durable".
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