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ProGRN Composante 2 |
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Le Contexte |
La richesse des milieux naturels s'appauvrit. Plus que la sécheresse, la surexploitation demeure la cause principale de cette dégradation. Cette dernière est notamment due à un partage désordonné des ressources entre une multitude d’usagers (bergers, agriculteurs, cueilleurs, exploitants forestiers…) aux intérêts et mandats divergents. |
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Ce constat d'exploitation abusive des ressources naturelles est, d’une façon générale, le même pour les deux régions concernées par la composante 2 du ProGRN. Les espaces agro-sylvo-pastoraux du Guidimakha et du Hodh el Gharbi souffrent d'un accès libre favorisé par la perte d'influence des modes de contrôle traditionnels et l'absence d'une gestion publique des ressources. Cette situation présente de nombreux effets négatifs tels que :
Cette exploitation a aussi comme conséquence l'érosion hydrique accentuée, surtout dans la région du Guidimakha. L'état de dégradation des ressources combinée à une exploitation inadaptée et abusive, tend donc à accentuer le processus de réduction de l'espace exploitable pour l'élevage et l'agriculture. |
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Les facteurs sociaux, fonciers, organisationnels et juridiques apparaissent comme les causes majeures de l'évolution très préoccupante des espaces agro-sylvo-pastoraux dégradés. Ce processus de dégradation a profondément enraciné la perception selon laquelle les populations locales sont des destructeurs et non des gestionnaires des ressources naturelles dont elles dépendent. Le cadre règlementaire actuel est très éloigné des préoccupations du terrain et mal connu des populations : son application n'est donc pas effective. Parallèlement à cela, les autorités coutumières, autrefois responsables du patrimoine naturel, sont de plus en plus affaiblies. Cette situation aboutit à une tragédie du commun occasionnant l'émergence de nouveaux mécanismes de gestion favorisant la dégradation des ressources naturelles (privatisation de l'espace, exploitation anarchique, commercialisation illégale).
L'intensification de cette exploitation anarchique des milieux tend inévitablement à terme à une destruction du potentiel écologique et économique des régions agropastorales du Guidimakha et du Hodh el Gharbi. Surexploitation, dégradation des milieux, insécurité alimentaire : les ruraux trouvent aujourd'hui des difficultés à développer des stratégies et des techniques capables de contrecarrer les pressions responsables de ces conséquences néfastes. La lutte contre la pauvreté et la désertification ainsi que le maintien de la biodiversité s'en trouvent compromis. |
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